quinta-feira, 1 de julho de 2010

ALLIANCE FRANÇAISE DE TIANJIN

FUTUR SIMPLE ET CONDITIONNEL PRÉSENT

Différence entre le futur simple et le conditionnel présent - kewego
Différence entre le futur simple et le conditionnel présent. Les explications d'un professeur de Français, Vincent Payelle, pour le site www.questionsdemarche.com. Le futur simple et le conditionnel présent ont le même radical mais ont des terminaisons différentes. Contrairement au futur simple, le conditionnel indique lui une hypothèse. Questions de Marché (www.questiondemarche.com) votre site de conseils en vidéos. Vos questions ne doivent pas rester sans réponses.

À OU A???

Quand doit-on utiliser ''a'' ou ''à'' avec un accent ? - kewego
Ce qu'il faut savoir sur la conjugaison, la grammaire, la concordance des temps, bien accorder les verbes, mettre les bonnes terminaisons. Quand doit-on utiliser '' a '' ou '' à '' avec un accent ?Les explications d'un professeur de Français, Vincent Payelle, pour le site www.questionsdemarche.com C'est une notion moderne, l'usage en est assez récent dans la langue française. " à " est une préposition. Exemples : '' J'habite à Paris ... '', " Il travaille à la Défense ... ", " un avion à réaction ...", " une boîte à idées ..."La préposition " à " peut amener une idée de destination (exemples 1 et 2) ou une idée de description (exemple 3 et 4). " a " est la forme conjuguée du verbe avoir, à la troisième personne du singulier (Il, Elle ou On). Exemples : '' Il a chaud ... '', "Elle a faim ...", '' On a sommeil ...''. L'accent permet donc d'éviter la confusion à la lecture. Vos questions ne doivent pas rester sans réponses.www.questionsdemarche.com, vous aide et vous informe.

segunda-feira, 14 de junho de 2010

quarta-feira, 31 de março de 2010

RÉGION



De quoi parle-ton aujourd’hui, sinon de régions ? Région par région on scrute le résultat de ce premier tour électoral en France. Et bien sûr le mot « région » s’entend continuellement.

Mais on le sait ses sens sont multiples. Et longtemps, il a eu une signification qui n’était nullement technique. Une région, c’est assez vague : une contrée, un territoire, une zone… Le tout est que cet espace ait une certaine unité, naturelle ou historique. Et le mot région signifie même parfois « environs » : je vais passer mes vacances dans la région de Clermont-Ferrand.

Mais la région est aussi un mot précis, administratif, qui désigne en France une certaine collectivité territoriale.

On vivait depuis la Révolution et surtout le premier Empire, dans un état divisé en départements : 83 au départ, un peu plus aujourd’hui. Mais ces départements sont petits, inégaux en richesse en population. La modernisation de la vie politique exigeait des espaces plus grands. La régionalisation, c'est-à-dire la mise en place de ces nouvelles divisions a été longue, pas toujours facile. En 1969 le général De Gaulle proposait un référendum, sur l’idée de région, entre autres choses. La réponse majoritaire fut « non » ce qui entraîna son retrait de la vie politique. Mais comme il l’avait annoncé, cela faussait un peu l’enjeu !






En 1972 George Pompidou fait avancer les choses. Mais c’est surtout dans les années 80, après l’élection de François Mitterrand que les choses avancent. Une région, en général, regroupe plusieurs départements. Ces grandes divisions rappellent-elles celles de l’Ancien Régime ? Pas vraiment : les régions ne sont pas des provinces. Mais l’animosité contre les provinces a heureusement disparu, cette histoire est lointaine : les révolutionnaires voulaient à tout prix éviter de rappeler les régions dans leur façon de créer et de nomme ces départements. Ils s’appuyaient donc largement sur la géographie (montagnes et fleuves notamment) et l’idée de nature républicaine, voyait là son application. Seul le département de la Savoie a gardé un nom d’ancienne province, mais justement, cela s’est fait plus tard : au moment de la Révolution, la Savoie n’était pas française ; elle ne le devient qu’en 1860.

Bourgogne, Limousin Bretagne, Lorraine… Les régions dans leur appellation n’ont donc pas peur de faire penser à la France des rois. Mais on a aussi Languedoc qui est plus vague (et associé au Roussillon). Et de même, on a des dénominations qui associent plusieurs lieux : Midi Pyrénées, Provence Alpes Côte d‘Azur, Rhône Alpes.

Coproduction du Centre national de Documentation Pédagogique.


SOURCE:http://www.cndp.fr/

quarta-feira, 17 de março de 2010

A DONF

Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville, déclarait il y a quelques jours, à propos des actions à mener pour améliorer la vie des jeunes de banlieue, qu’il fallait « y aller à donf ! ». Et le Monde daté d’aujourd’hui reprend cette formule en la commentant : « Glandouille a beaucoup fait pour la gloire de celle qui est, depuis cet été, chargée de la Politique de la Ville. L’usage du verlan aussi. », écrit Dominique Dhombres.

En effet, si « glandouille » est un mot populaire qui signifie à peu près désoeuvrement – c’est le mot que Fadela Amara emploie dans une autre phrase – ce n’est pas du verlan. « A donf », si ! Et l’expression n’est pas l’apanage de la ministre : elle est très courante surtout chez les jeunes, mais pas uniquement, d’ailleurs, vu son succès.

« A donf » signifie donc à fond. Et on peut remarquer qu’il s’agit là d’un verlan orthographique : pour retourner l’expression, on s’est servi du « f », la consonne muette, qui s’écrit mais ne se prononce pas, qu’on trouve à la fin du mot « fond ». Un verlan qui connaît ses classiques donc ! Le sens de l’expression n’a pas changé avec son retournement, mais « à donf » est quand même une expression diantrement à la mode, et qu’on entend un peu à tout bout de champ.

Le sens fréquent de l’expression « à fond » est simplement de servir d’intensif à « oui » : oui vraiment, oui tout à fait, oui absolument… Mais le premier sens est un peu différent : cela veut dire « le plus vite possible ». « On était à fond sur l’autoroute ! On a roulé à donf ! » A l’origine, il s’agit d’avoir le pied à fond sur l’accélérateur quand on conduit. L’image correspond à peu près à « avoir le pied au plancher ». On comprend bien que l’expression est positive, même si ça évoque une conduite parfois dangereuse.

« A fond » est donc très différent de « au fond », qu’on trouve dans des expressions comme « au fond du trou, au fond du gouffre », etc. « Au fond » évoque ce qui est tout en bas, alors qu’« à fond » veut dire « au maximum ». On emploie la locution, par exemple, quand on fait donner à une machine tout ce qu’elle a dans le ventre. Parfois même, on colore l’expression : « à fond les mannettes » ! Il semble que l’image change, et on pense plutôt à une moto, dont on aurait tourné à fond la manette des gaz. On entend parfois aussi « à fond les ballons » dont l’origine est plus obscure.

En tout cas, l’emploi de cette locution s’est étendu, et « à fond » comme « à donf » signifient aujourd’hui se donner sans compter, sans s’économiser, au maximum. Ainsi parle-t-on de quelqu’un qui se donne à fond, dans son travail. « Se donner à fond » est une expression fréquente. Mais la tournure a tant de succès qu’on peut la trouver dans les contextes les plus divers. Untel jette ses bouteilles dans cette poubelle-ci et ses coquilles d’œuf dans celle-là : il est écolo à fond. Quant à Fadela Amara de son côté, elle peut espérer réformer à donf.

Coproduction du Centre national de Documentation Pédagogique.
http://www.cndp.fr/